lesscriptoria Offline

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lesscriptoria: Un clan ne vaut pas mieux que l'autre. J'ai toutefois par le passé davantage pointé un clan plus que l'autre. Je vais rééquilibrer, après tout on m'a suffisamment insultée, diffamée des deux côtés pour que je m'offre le droit - non pas d'insulter ou de diffamer - mais d'observer à dose homéopathique ces quelques gentilles et rigolotes personnes.
Le cas Lazzi (extraits )

la bonne amie ...
- Il y a quelques semaines sur plusieurs jours, cette dame franche, constante et fiable, et surtout très rigolote, propageait en salon la rumeur que Miss Tara venait en planqué, exemple
" Lizzizanie Je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression que zem c'est misstara "
" Lizzizanie Zem c'est plume ou miss "
quelques jours avant elle taxait une prof de venir en planquée, je pensaisqu'elle parlait de vivie, mais non c'était de sa copine Tara qu'elle voyait planquée sous le pseudo Zem et elle le faisait savoir

non raciste et diffamante ....
" Lizzizanie Bomboula c'est la peau - Lizzizanie Mdrrr "
peu avant
"Lizzizanie Hier sœur la BABOUINE est arrivée et a commencer à se leler d'une histoire entre vulcano ama et valk et elle m'y a mêlée alors que je n'étais pas concernée donc elle en a pris dans les dents - Elle a qua m'ignorer. Lizzizanie En plus un jour j'ai eu une photo de peau , elle n'a pas un physique facile... Lizzizanie Elle est MOCHE Et elle PUE. Je trouve que peau est MOCHE et qu'elle ressemble
à une BABOUINE point barre"

qui respecte la vie privée intime et la dignité des femmes ...
"Lizzizanie Faut dire que barou connaît bien peau de linterieur ; IL A MIS 2 DOIGTS; Zao et fifi point commun: ils mettent 2 doigts"

Lizzizanie La babouine est là
lesscriptoria ça ne sert à rien d'en parler ici cannelle, reporte sur les sites appropriés
Lizzizanie Mais tg less - Khonnasse tu vois du racisme partout
peaucannelle Lapin J ai pas insulté mais désolée mais Oui la dessus J ai pas le même humour que vous
formegrave Quand demos m appele le sudaique ça dérange ni personne ni les sa copine
lesscriptoria ben ils jugeront ... eux ce genre de propos, réitérés ce matin, avec les propos sur la beauté, les doigts et le tout est non seulement raciste mais diffamment (diffamant)
Lizzizanie Mais,re tg less - Occupe toi de tes oignons - Tu te prends pour qui
peaucannelle Voilà elle m insulte encore - Lazzi je te fais savoir que des mois que je t ignore
Lizzizanie Alors tu aurais du continuer à m'ignorer la babouine - Au lieu d'écrire " la lazzi " en me mêlant à tes khonneries
(comme elle le fait elle meme ? je l'ai lu moultes fois intervenir sur des propos qui ne la concernaient pas)
peaucannelle Ben je le fais mais n empêche tu m'as traitée - Oui car tu trouvais que le salon était nul
Lizzizanie Va chialer dans le pv de la less et fous moi la paix
formegrave La less jpeux pas l encadrer - C'est bien la pire de tous
(il ne disait pas cela lorsqu’il venait dans mon salon privé ou lorsqu’il dialoguait avec moi le soir, mais ça c’était avant …)

Lizzizanie Oui lapin - Comme rhasse à dit très justement Et très lucidement
La sainte nitouche en salon et la CULOTTE SUR LA TETE EN PV ...

(pour en parler autant et depuis si longtemps, nul doute que ses pensées lubriques doivent lui mouiller la sienne, je peux afin d'assécher la sienne, lui rendre service car à l'approche de l'hiver c'est pas prudent de rester avec des zones humides, mettre le pv avec rha )

lesscriptoria ah ça je reporte, que ce soit vrai ou faux, tu n'as pas à parler de cela - comme je ne parle pas de ce que je sais sur toi lazzi, respecte un peu les femmes
Lizzizanie Sur ce cause à mon q - Je vous emmairde - Je dis ce que je veux - Mais chère less je vous pas trop ce que tu peux savoir sur moi que personne ne sache ici
Lizzizanie Et vu que je me fous de ce qu'on pense de moi ici... - Vu que je ne vous aime pas et que je ne vous côtoie pas en reel - Vous ne faites pas partie de mes amis ni de mes proches - Vous êtes juste une une petite poignée à venir chercher ici ce que vous n'êtes pas dans le reel
Lizzizanie Je dialogue qu'avec les gens intelligents .. - Et cest pas votre cas... - C'est qu'un ramassis de caillera - Entre ceux qui couchent tous entre eux et compagnie - Quel panier de crabes .. - Leur passe parle pour eux / Passé
lesscriptoria à une époque récente, tu ne fréquentais pas ces personnes, tu aimais (avais) comme amie ml, etc, donc tu peux la rajouter dans ta liste
Lizzizanie Et ml n'en a jamais fait partie - C'est une hypocrite de 1ere
Harfang tpourtant tu t'étais rangée de son coté et faisait des sales besognes pour elle comme diffuser le contenu de ma page FB Lazziz
lesscriptoria ben t'étais amie avec ama je crois un temps, et aussi avec ysatis, que tu peux aussi rajouter à ta liste, à défaut de ml
Lizzizanie Ama ma toujours collée au q - C'est pas le genre de nana que je frequente - Idem pour ysatis

lesscriptoria caliméro est raciste depuis tjs meme lorsqu'il était votre ami, à l'époque d'aol il se disait non raciste sauf avec les maghrébins, être non raciste sauf .. c'est l'être et voir les gens différemment que lorsqu'on les a cotoyés alors qu'ils sont identiques me laisse perplexe
Lizzizanie Less re re tg
lesscriptoria pour une fois que je participe, à chaque fois on veut me museler alors que je le fais 95 % du temps, rho

Lizzizanie Je faus attention à mon ecriture- La greffière est là .
Si y a une culotte qui traîner c'est pas à moi
Lizzizanie Sous le ponts des soupirs – Mdrr - Chez Less
lesscriptoria ....

avant sa cible a été douceur, mais comme l'inconstance règne ici en maître tout est oublié, pour ne reprendre qu'une phrase, puis lazzi peut continuer, d'aucun d'aucune lui trouveront toujours des excuses tant qu'elle est labellisée par les têtes d'affiche. Et les ex martyrs courberont l'échine pour qu'une poignée d'individus leur fichent la paix voire deviendront bourreaux.

" Lizzizanie Apprends deja écrire et à t'exprimer correctement infini avant de d'ssayer de me rabaisser"

Et tout ça dans un minuscule salon sans aucune importance pour l'humanité, où les gens se sentent puissants, intelligents, subtils et le plus drôle dignes.
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Anesthésie générale ? Jérémy Ferrari - Thinkerview
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lesscriptoria: Habitué de la chaîne d'info CNEWS, Eric Zemmour y répète depuis plusieurs semaines ce chiffre choc.

« 42%, vous m'entendez, 42%, presque la moitié des versements de la CAF, est donnée à des étrangers, je dis bien des étrangers, je dis pas des Français d’origine étrangère ! », c'est le chiffre que scande Eric Zemmour régulièrement sur la chaîne CNews. Un propos largement repris par les internautes d'extrême droite depuis, mais totalement infondé.

En effet, Eric Zemmour prétend s’appuyer sur les propos tenus par le magistrat Charles Prats dans le cadre de la commission d'enquête contre la fraude. Or en évoquant ces 42 %, ce dernier n’avait pas parlé d’étrangers, mais de personnes nées à l'étranger. Ce qui n’est pas la même chose. En 2017, la CAF estimait ainsi que 10% des allocataires étaient de nationalité étrangère, très loin donc des 42% d’Eric Zemmour.

Mais une intox en révèle une autre. Car la statistique est aussi fausse concernant les personnes nées à l'étranger. Charles Prats s'est appuyé sur une réponse du gouvernement à une sénatrice indiquant que 5,3 millions de personnes nées à l'étranger avaient des droits ouverts aux prestations familiales. Un chiffre qu'il a rapporté aux 12,7 millions d'allocataires de la CNAF en 2018, pour arriver au total spectaculaire de 42%. Le problème est que cela revient à faire une règle de trois avec des unités différentes. Les 5,3 millions sont des individus, alors que les 12,7 millions sont des foyers allocataires, qui représentent pour certains plusieurs bénéficiaires.

Ce qui rend le calcul et son résultat totalement disproportionnés, tout comme les propos du polémiste, qui manie décidément mieux les mots que les chiffres.

Retrouvez Désintox dans l'émission 28 minutes du lundi au jeudi à 20h sur Arte.
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lesscriptoria: - 2010 provocation à la discrimination raciale : condamné
- 2016 provocation à la haine religieuse : condamné
- 2019 discours anti-musulmans
- 2020 provocation haine raciale et injures publiques à caractère raciste
- 2020 négationnisme
- 2021 agressions sexuelles 8 femmes accusent Éric Zemmour de comportement déplacé et/ou d'agression sexuelle entre 1999 et 2019
- 2021 diffamation publique administration publique
- 2021 atteinte au droit moral et contrefaçon droit auteur

Voici quelques faits dont a fait l'objet Zemmour devant la Justice faisant partie de sa batterie casseroles.

Malgré ça cela n'a pas empêché une partie de la population de le voir Président en votant pour lui aux élections, pouahhhh
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lesscriptoria: À Toulon, Zemmour très à l’aise dans la bouillabaisse provençale

Dans son bouquin "La France n’a pas dit son dernier mot", le brûlot égotiste du polémiste d’extrême droite où se retrouve l’ensemble de ses obsessions, à savoir
- l’invasion migratoire,
- le féminisme,
- l’Europe liberticide,
- le « grand remplacement »,
- le déclin de la France
et… son amour pour le Général.

Des autocollants à la fleur de lys conseillent :
« Lisez Maurras Action française ». Affublés des logos Facebook, Twitter et Instagram, ils sont la preuve qu’on peut être salement royaliste, antisémite et résolument connecté.

C’est que Toulon, premier port militaire de France, ce n’est pas rien : la 13e ville du pays
est la première à s’être donnée au FN, en 1995, en mettant à sa tête Jean-Marie Le Chevallier.

Il est vrai que les quatre mandats municipaux successifs d’Hubert Falco, ex-LR séduit par le macronisme, ont ­progressivement effacé le passage calamiteux de l’équipe frontiste.
« C’était des amateurs pitoyables. Parfois c’en était presque émouvant », se rappelle Gilles, un professeur de sciences en relatant des réunions municipales qu’il suivait pour le journal associatif et anti­fasciste Cuverville.
Un titre (« cul-vers-ville » qui fait un clin d’œil à la statue dédiée au génie de la navigation, un colosse qui trône à poil sur le port, quasi sous les fenêtres de l’hôtel de ville, et montre son cul à tous les élus.

La presse d’alors faisait régulièrement état du conflit qui opposait le maire Jean-Marie Le Chevallier à Gérard Paquet, alors directeur du théâtre de Châteauvallon.
C’est aussi l’époque où le journal municipal Le Toulonnais se faisait l’écho de sacrés scoops.
Pour les dingos en roue libre de la mairie, la Fédération des œuvres laïques n’était pas un mouvement associatif mais « une secte maçonnique de lutte contre le catholicisme ».

En 1995 encore, l’équipe de Charlie « sautait sur Toulon » pour la réalisation d’un hors-série du même nom.
Rappeler la bêtise crasse du FN et la dangerosité de ces gens-là n’est pas tout à fait inutile.

Mais, presque trente ans plus tard, « le constat est amer », admet Gilles.
Le FN est devenu un parti « respectable », et la venue de Zemmour ne soulève ni objections ni mobilisation.
Malgré l’avalanche de propos racistes, la pensée rance et les casseroles judiciaires que se trimballe le bateleur de CNews, la gauche, les associations, les syndicats sont en léthargie.
« Ici, ce qu’on entend le plus, c’est : « Je m’en bats les couilles. »
Les Toulonnais, soit ils adhèrent à l’extrême droite, soit ils se réfugient dans l’indolence », poursuit le militant, que l’on devine un peu fatigué.

Zemmour aura-t-il l’étoffe d’un chef d’État ? Rien n’est moins sûr, mais le petit bonhomme aux grandes ambitions ne semble pas douter plus que ça.
« C’est un trublion, mais ce n’est ni un homme politique ni un battant, glisse, malicieux, Gérard Paquet, l’homme de culture désormais à la retraite. Dans tous ses débats, il parle à la table.
Il ne regarde pas les gens dans les yeux. Aucun politique ne peut faire carrière s’il n’a pas la tête haute. »
Le lendemain, en meeting encore plus survolté, à Nice, Éric Zemmour se pavanait sur scène pendant quarante minutes, regardant droit devant lui… Elle apprend vite, la bête de scène.


Une tâche sur la ville

Habituellement, tous les offices de tourisme vantent leur ville chargée d’Histoire.
À Toulon, c’est plutôt l’Histoire qui est chargée.
Et ce dès la période révolutionnaire. Septembre 1793 : le baron d’Imbert, monarchiste acharné, livre la flotte française aux Britanniques.
En un jour, Toulon, plus grand port de guerre de la Méditerranée, bascule dans la contre- révolution.
À Paris, alors que la Terreur pointe le bout de ses tranchants, la chute de Toulon s’apparente à la plus haute des trahisons. La Convention expédie 30 000 soldats – l’armée des « Carmagnoles » –, avec à leur tête Bonaparte, qui libère la ville le 17 décembre 1793. Marquée au fer rouge de l’infamie, elle devient alors « la ville qui trahit ». Et ce n’est qu’un début.

Novembre 1942 : un amiral royaliste ordonne le sabordage de la flotte française dans la darse de Toulon. Il avait le choix : ordonner le départ de ses bâtiments de guerre pour rejoindre la flotte alliée outre-Méditerranée ou se saborder. Il choisira la seconde solution.
Plusieurs commandants de sous-marins lui ont désobéi, choisissant de rallier l’Afrique du Nord pour reprendre le combat. Des héros.

Au XXe siècle, la trahison peut aussi surgir des urnes. Quelques maires communistes et socialistes tenteront bien de laver l’honneur de la démocratie avant, pendant et après le Front populaire, mais ils seront balayés par des élus fascistes ou populistes.
Jusqu’au fatal 18 juin 1995, jour où le frontiste Jean-Marie Le Chevallier s’empare de Toulon.
Une tache sur la ville. Et une nouvelle trahison. Monsieur Zemmour, bienvenue chez vous !

Claude Ardid
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lesscriptoria: Fondé par un ancien Waffen-SS, le RN brigue la présidence d’un groupe de travail sur l’antisémitisme

Malgré une histoire marquée par l’antisémitisme, le Rassemblement national souhaite prendre la présidence d’un groupe d’étude sur le sujet au Palais-Bourbon. Le bureau de l'Assemblée nationale doit trancher le 7 décembre.

Le Rassemblement national (RN) a brigué, mercredi 9 novembre, la présidence du groupe de travail sur l’antisémitisme à l’Assemblée nationale.

Au Palais-Bourbon, c’est le vice-président Sébastien Chenu, député RN du Nord, qui a la charge des groupes d’étude. Après avoir recueilli les vœux de chaque groupe politique, l’élu – qui n'a pas répondu à notre sollicitation – a fait, ce mercredi, une proposition au bureau de l’Assemblée, dans laquelle le Rassemblement national demande la présidence du groupe d’étude sur l’antisémitisme.

Cette proposition doit cependant encore être validée par le bureau de l’Assemblée, qui décidera, le 7 décembre, de la création des groupes d’étude et de la répartition des vice-présidences. « Je rappelle qu'aucune liste, aucune création, aucune attribution n'est actée avant décision du bureau de l'Assemblée », a cru bon de préciser, sur Twitter, la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet.

Mais cette proposition du Rassemblement national a d’ores et déjà fait bondir les associations de lutte contre l’antisémitisme et les organisations représentatives de la communauté juive en France.

« Ce serait une ineptie et une manipulation inacceptables », a réagi sur Twitter le président du Crif, Yonathan Arfi, appelant les députés « à tout faire pour empêcher cette perspective, qui ferait perdre toute légitimité à ce groupe d'étude et déshonorerait l'ensemble des participants ».

« Nous refusons de travailler avec eux et que l’antisémitisme soit ainsi utilisé pour dédiaboliser l’extrême droite », a aussi indiqué l’Union des étudiants juifs de France.
« Cela ressemble à un mauvais gag ! », s’est insurgé Ariel Goldmann, président du Fonds social juif unifié (FSJU) et de la Fondation du judaïsme français, indiquant lui aussi qu’il refuserait de participer aux travaux d’un tel groupe.
De son côté, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a dénoncé « une imposture » et « une aberration », considérant qu’il s’agissait d’« une option inenvisageable qui doit être fermement combattue ».

« Aujourd’hui a lieu le procès en appel de Jean-Marie Le Pen pour avoir évoqué une “fournée” à l’endroit de Patrick Bruel.
Propos publiés sur le site du FN, déjà présidé par Marine Le Pen », rappelle le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, en interpellant Yaël Braun Pivet :
« Pensez-vous que le FN/RN puisse présider un groupe de travail sur l'antisémitisme ? »

À gauche, des député·es ont aussi exprimé leur opposition à une telle présidence.

L’histoire du Front national – devenu en 2018 Rassemblement national – est pourtant marquée par l’antisémitisme.

En 1972, le parti a été fondé – notamment – par d’anciens collaborationnistes proches de Marcel Déat ou de Jacques Doriot, d’anciens membres de la Waffen-SS et des néofascistes des années 1960.

Les premiers statuts du Front national ont d’ailleurs été déposés conjointement par
Jean-Marie Le Pen et Pierre Bousquet, un ancien officier de la Waffen-SS.

Jean-Marie Le Pen, qui a présidé le mouvement jusqu’en 2011 et en fut le président d’honneur jusqu’en 2018, a multiplié, au fil des années, les déclarations antisémites ou de défense du régime de Vichy.

Le 20 octobre 1985, lors de la traditionnelle fête des Bleu-Blanc-Rouge (BBR), au Bourget, il avait
« dédié tout simplement à Jean-François Kahn, Jean Daniel, Ivan Levaï et Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays » l’accueil enthousiaste que lui avait réservé son public.
Cette référence à quatre journalistes juifs lui avait valu une condamnation, la justice y voyant « un antisémitisme insidieux ».

Par la suite, le fondateur du Front national sera plus explicite encore.
Le 13 septembre 1987, il déclare sur RTL que :
les chambres à gaz sont « un point de détail de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale ».
Ces propos, qui suscitent une très forte polémique, marquent un tournant pour son parti, qui était alors en pleine percée électorale.
Cette phrase, Le Pen la répétera à de multiples reprises.
Comme en décembre 1997, lors d'une conférence de presse organisée en Bavière avec l’ancien Waffen-SS Franz Schönhuber : « Dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s’appelle un détail », dit-il.
Mais plus récemment encore : en 2008, dans une interview au magazine régional Bretons, en 2009 au Parlement européen, ou encore en 2015 dans une interview à BFMTV.
En 2018, il est définitivement condamné pour « contestation de crime contre l’humanité ».

En septembre 1988, dans un discours devant ses militants, lors de l’université d’été du Front national au Cap-d’Agde, Jean-Marie Le Pen suscite une nouvelle polémique en surnommant le ministre Michel Durafour « monsieur Durafour-crématoire ».

En 2005, questionné sur les « commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale »
par l’hebdomadaire pétainiste et antisémite Rivarol, le président du FN déclare
qu’« en France du moins, l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine,
même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés ».
Dans cet entretien, il présente par ailleurs la Gestapo – qui a fait partie des organisations jugées criminelles par le tribunal de Nuremberg – comme une police protectrice de la population.

En juin 2014, dans son « journal de bord » vidéo, diffusé sur le site du Front national, il suggère de faire « une fournée la prochaine fois » d’artistes anti-FN, dont le chanteur de confession juive Patrick Bruel.

Quelques mois plus tard, il explique sur BFMTV que « bien sûr » Vichy était « excusable ».
« Je crois que Vichy, pour ma part, a fait ce qu’il pouvait pour essayer de défendre les Français contre un horrible malheur qui venait de se produire et dont étaient responsables, tout de même, les gens qui avaient dirigé le pays avant la défaite », a-t-il développé.

Puis en avril 2015, dans un long entretien à Rivarol, Le Pen déclare qu’il n’a « jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître » et « que l’on a été très sévère avec lui à la Libération ».
Il explique aussi n’avoir jamais « considéré comme de mauvais Français ou des gens infréquentables ceux qui ont conservé de l’estime pour le Maréchal » et estime qu’ils ont
« leur place au Front national ».

Au fil des années, d’autres membres ou proches du mouvement ont aussi manifesté leur obsession pour l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, celle du génocide juif ou le régime de Vichy.

Ainsi, en 1998, National-Hebdo – hebdomadaire satellitaire du Front national – publiait un article d’un des principaux auteurs négationnistes français, Robert Faurisson.

Le directeur de la rédaction, Martin Peltier, candidat du FN dans le Lot-et-Garonne aux élections législatives de 1993, avait lui-même été condamné en 1996 pour
« contestation de crimes contre l’humanité ».
Dans son numéro de juin 1998, il s’est aussi demandé si
« l’amitié avec les SS » était « possible », comme l’avait raconté Le Monde.
Il y estimait que les Waffen-SS étaient « des troupes d’élite, particulièrement imprégnées d’un fond idéologique patriote », qui avaient simplement « parfois » commis des « bavures ».

En 2004, l’ancien numéro deux du Front national Bruno Gollnisch – encore présent au congrès du RN le 5 novembre – avait déclaré, lors d’une conférence de presse, à Lyon,
« ne pas remettre en cause les déportations » ni « les millions de morts » des camps nazis,
mais il avait estimé que le « débat doit avoir lieu [...] quant à savoir la façon dont les gens sont
morts ». Il avait été exclu pour cinq ans de l’université Lyon-III, où il était professeur de droit.

En 2017, au tour de Jean-François Jalkh, alors pressenti pour prendre la présidence par intérim du FN pendant la campagne présidentielle, d'être rattrapé par ses déclarations négationnistes.
L'eurodéputé avait remis en question, en 2000, l’utilisation du gaz Zyklon B dans les camps d’extermination nazis, lors d'un entretien avec une universitaire – lui a affirmé n'en avoir aucun souvenir. Neuf ans plus tôt, il était présent au 40e anniversaire de la mort du maréchal Pétain.

À chaque élection, des publications antisémites ou racistes de candidat·es du parti sont exhumées par les médias. En 2017, le site d'information Buzzfeed avait par exemple épinglé les publications de plusieurs candidat·es du Front national dans une longue enquête.

En 2021, lors des élections régionales, plusieurs candidates ont été écartées en raison de propos antisémites. L’une d’elles, en position éligible sur la liste du RN en Auvergne-Rhône-Alpes, avait posté pendant des mois des messages antisémites et complotistes, sans que cela n’alerte le RN, qui ne l’a suspendue qu’après l’article de Mediapart.
En juin 2022, aux législatives, le HuffPost révèle des publications à caractère raciste, antisémite ou complotiste d’une candidate de l’Ain.

À chaque fois, le Rassemblement national condamne fermement l’antisémitisme « qui n’a pas sa place dans ses rangs », assure-t-il dans ses communiqués. Certes, une grande partie des antisémites les plus radicaux ont été écartés dans les années 2000 et militent désormais surtout dans des groupuscules périphériques, à l’image d’Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac.
Mais le grand ménage des radicaux se révèle impossible.

Désireuse de conquérir le pouvoir et de mener à bien sa stratégie de « dédiabolisation »,
Marine Le Pen elle-même a pris, à plusieurs reprises, ses distances avec les déclarations de son père. « Je ne partage pas la vision qu’a mon père de la Seconde Guerre mondiale, j’ai une vision différente de ces événements », déclarait-elle en 2009, alors vice-présidente du parti.
En 2015, après sa défense du maréchal Pétain, elle l’exclura du Front national.

Pourtant, dans le même temps, Marine Le Pen conserve dans son premier cercle deux vieux amis de fac régulièrement accusés d’antisémitisme :
Frédéric Chatillon et Axel Loustau, d’anciens militants radicaux du Groupe union défense (GUD),
qui ont eu la haute main sur la machine financière de son parti.
Le premier a été le prestataire phare des campagnes du parti pendant près d’une décennie ;
le second a été trésorier de son microparti, Jeanne, jusqu’en janvier 2022, et le responsable de la cellule financière de sa campagne présidentielle en 2017.

Si Chatillon et Loustau ont contesté en bloc, auprès de Mediapart, ces accusations d’antisémitisme, les éléments se sont accumulés au fil des années et ils n’ont jamais renié leur engagement de jeunesse au GUD et les rencontres qu’ils y ont faites.
Telles que l’ancien Waffen-SS belge Léon Degrelle, rencontré au début des années 1990, et qui voyait en Hitler « le plus grand homme de notre siècle ».

Tous deux n’ont jamais caché non plus leurs liens avec les antisémites Alain Soral et Dieudonné,
ils ont été accusés d’avoir participé à des soirées teintées de folklore nazi et ont multiplié les
allusions en ce sens sur Facebook – ce qu’ils contestent, là encore.

Alain Soral comme Dieudonné ont d’ailleurs eux-mêmes entretenu des liens étroits avec le Front national ou ses dirigeants.
Le premier a rejoint officiellement le parti en 2007 – il fut conseiller spécial de Jean-Marie Le Pen et membre du comité central du FN – avant de le quitter en 2009 en raison de désaccords avec Marine Le Pen.

Avant de rejoindre la « liste antisioniste » de Dieudonné aux élections européennes en 2009, on a vu l'essayiste tracter pour la future présidente du FN lors de la campagne des municipales, en 2008, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), avec une équipe de son association Égalité et Réconciliation.
Ou encore chanter avec elle en novembre 2006, lors de la fête des Bleu-Blanc-Rouge

Quant à Dieudonné, il a été accueilli à une fête des Bleu-Blanc-Rouge du parti en 2006, et a
plusieurs fois été reçu à Montretout par Jean-Marie Le Pen, qui est le parrain de sa fille.

Cette demande du Rassemblement national de s’emparer de ce groupe d’étude est un pas de plus dans sa stratégie de normalisation.
Des cadres du parti le répètent depuis plusieurs années : l’antisémitisme est le dernier « verrou » à faire sauter.
En 2014, Louis Aliot déclarait ainsi à l’historienne Valérie Igounet :
« La dédiabolisation ne porte que sur l’antisémitisme. En distribuant des tracts dans la rue, le seul plafond de verre que je voyais, ce n’était pas l’immigration, ni l’islam…
C’est l’antisémitisme qui empêche les gens de voter pour nous. Il n’y a que cela…
À partir du moment où vous faites sauter ce verrou idéologique, vous libérez le reste. »

Comme un aboutissement symbolique de cette stratégie, le 13 octobre, le vice-président du RN et maire de Perpignan a décoré de la médaille de sa ville Serge et Beate Klarsfeld, qui ont consacré leur vie à traquer les nazis et à lutter contre l’antisémitisme.

Dans le même temps pourtant, Marine Le Pen n’a jamais pris formellement ses distances avec l’histoire du parti, expliquant, lors de son intronisation, en 2011, qu’elle assumait
« tout l’héritage du Front national ».

Le 5 novembre encore, dans son discours à la tribune du congrès du RN, tout en se félicitant d'avoir modernisé un parti qui « avait évidemment des défauts », elle a rendu hommage à son père :
« Le 16 janvier 2011, j’ai pris la présidence de notre mouvement avec beaucoup de révérence envers la tâche accomplie. [...]
J’ai repris le flambeau avec humilité devant l’héroïsme de quatre décennies de combats épiques. [...] Je l’ai recueilli avec respect, avec la conscience des sacrifices de vie, de confort, d’accusations injustes qui avaient été consentis par ceux qui avaient ouvert la voie, au premier rang desquels Jean-Marie Le Pen », a-t-elle déclaré, sous les applaudissements de la salle.

Marine Turchi
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lesscriptoria: Les préjugés ? Après les cheminots court un bruit sur les salaires moyens en raffineries qui seraient de 5000 € brut. Adrien Cornet, délégué CGT et salarié de la raffinerie Total de Grandpuits, évoque une moyenne de 2 500 €. Il insiste sur le fait que ces salaires comprennent plusieurs primes liées à la pénibilité du métier, avec des équipes postées aux «3 fois 8 h, [6h-14h, 14h-22h & 22h-6h] qui travaillent 3 week-ends sur 5 et respirent du carburant et des produits chimiques ».
Alors pour y voir plus clair, je cherche des offres d'emploi en raffinerie "1570 à 2000 € brut par mois en trois huit". https://www.jobintree.com/metier/operateur-raffinerie-817.html

On entend souvent "nous sommes pris en otage". Or ces mêmes braves gens continuent sans vergogne à user de tout ce qui a été obtenu grâce aux mobilisations en France
je serais d'accord avec eux le jour où ils renonceront eux-mêmes aux "acquis" sociaux qu'ils ont obtenus à la suite de mobilisations (grèves) et notamment
- aux droits à leurs congés payés (obtenus suite de la grève générale spontanée)
- sécurité sociale (mise en place par Amboise Croizat)
- semaine de 48 h à 40 h sans diminution de salaire (sous Léon Blum)
- minimum vieillesse et retraite (René Belin, ancien leader CGT)
Etc

Pour être cohérents, que ces braves gens qui critiquent les grévistes commencent déjà
- par redonner leurs congés payés au brave patronat
- par payer entièrement leurs frais médicaux, maternité, sans recourir à la sécurité sociale
- par revenir aux 48 heures travaillées par semaine sans augmentation de salaires,
Etc
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potaaato798
potaaato798: BONSOIR ET BISOUS Marie .
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lesscriptoria
lesscriptoria: bonsoir bisous Malika, nous n'avons peu l'occasion de nous croiser, j'en suis désolée.
J'évite de venir en salon y perdre mon temps surtout si c'est pour être insultée par lazzi et lapin alors que je ne les insulte jamais a contrario (et bien sur tous leurs "amis" ferment les yeux voire trouvent des prétextes lorsqu'isl/elles insultent des gens qui n'insultent pas. Ce salon où les maitres-mots sont : inconstance, mauvaise foi, hypocrisie, insultes, (sans compter les associations bidons donc fluctuantes selon les années, les étalages des décès, maladies, achats, biens matériels ..c'est très spécifique à ici/aol jamais je n'ai lu de telles choses sur d'autres sites de discussions) trouve de moins en moins d'intérêts à mes yeux, je préfère consacré mon temps à ma vie privée. je poste juste quelques articles ici pour mes contacts quand je le fais pour fb. Je tenterai de prendre le temps de faire un article "insultes" et de passer un soir pour te voir, ainsi que Tara, Andro, J.loup, Zao (bref mes contacts qui viennent encore). Gros bisous Malika.
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lesscriptoria
lesscriptoria: consacrer*
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lesscriptoria
lesscriptoria: une vraie anguille ce Darmanin, arriviste de la même veine que des sarko, valls, qui sympathisent ou inversement selon leurs besoins du moment

l'imam Iquioussen poursuit Gérald Darmanin en diffamation

L'imam Iquioussen a dîné avec Darmanin et acheté une maison à son oncle
https://www.marianne.net/politique/gouvernement/limam-iquioussen-a-dine-avec-darmanin-et-achete-une-maison-a-son-oncle

Quand l’imam indésirable Hassan Iquioussen faisait affaire avec... l’oncle de Gérald Darmanin
https://www.leparisien.fr/politique/quand-limam-indesirable-hassan-iquioussen-faisait-affaire-avec-loncle-de-gerald-darmanin-25-08-2022-G62BBNU52NGHHFUVFY7WYWPQ34.php

Quand Darmanin dînait avec l’imam Iquioussen, qu’il veut à présent expulser
https://www.mediapart.fr/journal/france/250822/quand-darmanin-dinait-avec-l-imam-iquioussen-qu-il-veut-present-expulser

Gérald Darmanin a dîné avec l’imam Hassan Iquioussen en 2014
https://www.lejdd.fr/Societe/alors-quil-souhaite-maintenant-lexpulser-gerald-darmanin-a-dine-avec-limam-hassan-iquioussen-en-2014-4130248

quand gérard darmanin ment en disant qu'il n'a pas diné avec lui, alors que des photos prouvent le contraire
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/un-diner-entre-darmanin-et-l-imam-iquioussen-fake-news-assure-le-ministre_207171.html
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potaaato798
potaaato798: A bas les boutons pression vive les fermetures Eclair .
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lesscriptoria 1 month ago Report
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lesscriptoria
lesscriptoria: - Santé : personnel et lits insuffisants,
- réformes des retraites,
- réformes des régimes spéciaux des cheminots, d'où l'entreprise en grande difficulté pour recruter plus rien ne vient contrebalancer les contraintes obligatoires du travail de nuit, du travail des jours fériés et des we - d'où réduction du personnel au guichet, réduction du nombre de rer circulant
- réforme chômage : chômeurs : l’Assemblée valide à l’aveugle une - nouvelle baisse des droits. Le projet de loi ouvrant la voie à une nouvelle réforme de l’assurance-chômage a été adopté 11.10.2022 par l’Assemblée nationale.
- Le gouvernement s’apprête à durcir encore les règles, sans avoir démontré l’utilité de son projet ni même présenté les effets de sa première réforme.,
- pouvoir d'achat minimal pour les plus pauvres (de 750 à 3500 € mensuels )
- Darmanin lui veut doter les policiers d'un pouvoir exorbitant celui de verbaliser 3400 délits. Suite au projet de réforme judiciaire manifestation du personnel de justice, magistrats avocat ...
etc

Allez pour conclure 160 milliards d’aides publiques par an : un « pognon de dingue » pour les entreprises
Des chercheurs lillois chiffrent à au moins 157 milliards d’euros par an les aides publiques à destination des entreprises, ce qui en fait l'un des premiers poste du budget de l’État.

+1470% d’augmentation des aides publiques consacrées à nos grandes entreprises en 40 ans
sans aucune contrepartie éthique, sociale ni environnementale : faites ce que vous voulez mes Seigneurs, mais que ça ruisselle ! , le CAC40 que tu défends, il crée de l’emploi, mais il coute aux contribuables un pognon de dingue.

Vous pouvez être arrosés de milliards d’argent public, du contribuable, et en même temps reverser des milliards de dividendes et licencier. Mais Bruno Le Maire, notre gentil ministre de l’Économie vous enjoindra, les mains jointes et à genoux, d’être gentil et de partager un peu le magot.

Et ce chiffre de 157 milliards, il est bien sous estimé. Nos grandes entreprises, nos grands seigneurs entrepreneurs, nous coûte encore plus d’oseille, si on on ajoute à ces 157 milliards les « mesures déclassées » (des mesures qu’on décide de ne plus compter, considérant qu’il s’agit de la nouvelle norme fiscale), on arrive à plus de 200 milliards d'€ chaque année !
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lesscriptoria
lesscriptoria: Une féministe seins nus dans une église : pour la CEDH, c’est de la politique, pas de l’exhibition.

En 2013, la journaliste et militante Éloïse Bouton avait mené, seins nus, une action féministe dans une église. Elle avait été condamnée pour « exhibition sexuelle ».

Après 9 ans de procédure, la Cour européenne des droits de l’homme vient de condamner la France pour « violation de la liberté d’expression » La CEDH conclut que les tribunaux français « n’ont pas procédé à la mise en balance entre les intérêts en présence de manière adéquate et que l’ingérence dans la liberté d’expression de la requérante que constitue la peine d’emprisonnement avec sursis qui a été prononcée à son encontre n’était pas nécessaire dans une société démocratique ». La France a donc violé l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme relative à la liberté d’expression.
Paris devra verser 2 000 euros à la requérante pour dommage moral, et 7 800 euros pour frais et dépens. "

Lu "La Commission indépendante qui a enquêté sur les violences sexuelles au sein de l'Eglise catholique de France estime à 216.000 le nombre de mineurs victimes de prêtres, diacres et religieux un constat "accablant" accueilli avec "honte" et "effroi" par la Conférence des évêques - source TV5 (sachant que bon nombre de victimes ne sont pas comptabilisées car elles n'oseront jamais en parler ou porter plainte).

faut reconnaitre qu'aucun corps de "métiers" n'est épargné, pompiers, éducateurs de sports mais + de 216 000 ça fait beaucoup alors lorsqu'on traine autant d'affaireW de pédophilie, s'offusquer pour deux seins nues ...
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lesscriptoria
lesscriptoria: Sans attendre, la Confédération Européenne des Syndicats (CES), qui regroupe la plupart des organisations syndicales européennes, a décidé d'une quinzaine de mobilisations du 5 au 19 octobre.

En Espagne, trop c'est trop !
En Espagne, la forte montée des prix du carburant est à l’origine d’une grève des transporteurs qui a causé au printemps des problèmes d’approvisionnement majeurs.
Alors que les trajets en avion ont repris en flèche après la pandémie de COVID, les personnels navigants de compagnies aériennes à bas coût ont fait grève eux aussi. Ils réclament un retour aux conditions de travail pré-COVID et la négociation d'une convention collective.

Au Royaume-Uni, les travailleurs « demandent mieux »
En juin, plusieurs actions syndicales ont eu lieu au Royaume-Uni, suivies d'une grève majoritaire qui a paralysé le système de transport du pays. Dans un contexte où plus d'un travailleur sur huit déclare faire face à des difficultés pour payer les produits de première nécessité, le mouvement a fait boule de neige chez les postiers, chez les avocats, les dockers, les enseignants.
Le Trades Union Congress (TUC) a lancé en septembre la campagne « We demand better -Autumn of Action » (Nous demandons mieux – Un automne dans l'action). La principale revendication est la création d'un nouveau contrat pour les travailleurs, un salaire minimum de 15 dollars et une véritable augmentation générale des salaires.

En Allemagne, les mesures gouvernementales ne suffisent pas
En Allemagne, les manifestants sont descendus nombreux dans la rue malgré l'annonce du gouvernement qui a promis début septembre 65 milliards d’euros pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages face à la flambée des prix. Ils demandent eux aussi des augmentations de salaires.

Tentatives de récupération de l'extrême-droite
Partout l'extrême-droite est à la manœuvre et s'arroge de façon opportuniste un discours social dopé au nationalisme qui risque de diviser le monde du travail.
À Leipzig en Allemagne par exemple, le 5 septembre, les personnes qui voulaient manifester devaient choisir entre deux rassemblements organisés de part et d'autre d'une même place : l'un organisé par le parti de gauche Die Linke, l'autre par un parti régional d'extrême droite.

En république tchèque, c'est l'extrême-droite qui est en bonne partie l'instigatrice du mouvement « La république tchèque d'abord » qui proteste contre l'inflation en incriminant les immigrés.

Un pas de plus, vers un salaire minimum européen.

Le Conseil de l’Union européenne du 4 octobre s'est prononcé en faveur du projet de directive sur le salaire minimum européen, permettant ainsi son adoption définitive.

La CGT s’est impliquée dès le début de ce processus, en exigeant une clause de non-régression forte et la sécurisation du salaire socialisé, en veillant à ce que la directive concerne bien tous les travailleurs, du public comme du privé, et en obtenant le maintien des marins dans le champ d’application de la directive, contrairement aux velléités du gouvernement français.

Il est nécessaire maintenant de transposer rapidement ce texte qui constitue une avancée très importante pour les travailleurs en Europe et en France, notamment dans la lutte contre le dumping social, même si beaucoup reste encore à faire pour que le contenu social, économique et écologique de la construction européenne réponde aux besoins et aspirations du monde du travail.
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lesscriptoria
lesscriptoria: La France est souvent taxée d’être la championne du monde de la grève.

L'Institut syndical européen (Etui) propose une carte de l'Europe du «nombre moyen de jours non travaillés en raison d'action syndicale pour 1 000 salariés au cours des périodes 2000-2009 et 2010-2017» dans 31 pays européens.
Et selon ce classement, la France n'est pas «championne du monde des grèves»
De son côté, l'Organisation internationale du travail (OIT) situe l'Hexagone à la cinquième place avec 131 journées non travaillées en 2016, derrière l'Argentine, la Nouvelle-Zélande, la Finlande et le Royaume-Uni.
En France, le nombre de journées de grèves est calculé par la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) dans le secteur privé «sur la base d'une enquête menée auprès d'entreprises de 10 salariés ou plus», précise l'Etui. Pour le secteur public, c'est la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) qui mesure, mais uniquement pour la fonction publique d'Etat et «certaines entreprises semi-publiques». Sont donc exclues les fonctions publiques territoriale et hospitalière. Par ailleurs, les données de la DGAFP «se chevauchent avec celles de la Dares pour les entreprises semi-publiques», précise l'Etui.

Ailleurs, les règles sont différentes.
En Espagne et en Allemagne, certaines grèves générales ne sont pas comptabilisées, précise l'Institut économique de la fondation Hans-Böckler, dans une note récapitulative de 2019.

«En Grande-Bretagne, les arrêts de travail de 10 participants ou plus et d'une journée ne sont pas inclus. Aux Etats-Unis, en revanche, seules les grèves d'au moins 1 000 participants sont prises en compte. Tandis qu'au Danemark, il n'y a pas de limites et même le plus petit arrêt de travail compte»

SOURCE LIBERATION

Selon une autre étude, la France n'est même pas championne d'Europe de la grève

On peut donc consulter une quatrième enquête réalisée plus ou moins sur la même période, comme celle menée par l'Institut syndical européen (ETUI) entre 2010 et 2017.
Là-encore, la France est devancée assez largement par un autre état: Chypre (3 fois plus).
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lesscriptoria
lesscriptoria: Les câbles sous-marins, cibles de toutes les convoitises
France 24 : Sous les mers se trouvent des secrets qui passionnent les services de renseignement du monde entier. Des écoutes ont été interceptées via des câbles sous-marins qui suscitent beaucoup de convoitise. En effet, 99 % de nos télécommunications transitent sous les océans. Des milliards d'informations sont échangées, dont certaines, cruciales, suscitent les convoitises des grandes puissances.




Câbles sous-marins : quels enjeux géopolitiques et environnementaux ?

Que sont et à quoi servent les câbles sous-marins ?
Les câbles sous-marins sont les tentacules qui permettent le fonctionnement de plus de 90% des liaisons internet mondiales.
Sans elles, aucune donnée ne pourrait transiter des serveurs à nos appareils, et inversement. Surnommées les autoroutes de l’information, on en dénombre plus de 450 à l’aube 2022.

Cette infrastructure physique permet au monde virtuel d’exister.
Chaque like, mail envoyé ou vidéo regardée est transformé en signal naviguant depuis nos appareils jusqu’à des centres de données, grâce à ces câbles.
Ne dépassant pas les 8cm de diamètre, un câble contient plusieurs paires de fibres optiques permettant la transmission d’informations par pulsation de lumière.
D’après l’Ademe, une donnée numérique (mail, téléchargement, requête web…) parcourt en moyenne 15000 km.

Cette infrastructure physique déployée sur des milliers de kilomètres entre plusieurs pays n’est alors pas sans impacts.

Lorsque l’on plonge dans ce réseau amphibie, de nombreuses questions apparaissent.
Quel est l’impact environnemental de tout le cycle de vie de ces
installations ? Qui les détient ? À mesure que les connexions s’intensifient, doit-on se préparer à les voir se décupler ?

Géopolitique des câbles sous-marins
Les plus gros enjeux liés à l’installation des câbles restent d’ordre géopolitique.
En effet, pour l’heure, le ou les propriétaires d’un câble ont le contrôle sur les informations qui transitent via celui-ci.
Ces câbles peuvent alors à la fois améliorer l’accès à l’information dans des parties reculées du globe, ou participer à la censure ou la mauvaise information.

Possession des câbles : le poids des entreprises privées
Aujourd’hui, plus des ¾ de ces infrastructures sont entre les mains des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon).
En clair, ces entreprises privées ont en majorité le contrôle sur la diffusion de l’information.
Comme évoqué dans un article précédent sur la souveraineté numérique, ce sont elles qui détiennent aussi en majorité les données que nous créons. Posséder ces câbles veut aussi dire pour ces entreprises délivrer les informations plus vite.
Et dans le numérique plus que nulle part ailleurs, le temps, c’est de l’argent. Les sociétés de télécommunications comme Orange en France peuvent aussi s’allier aux géants du numérique pour la mise en place et le contrôle des câbles.

Contrôle et propriété des câbles sous-marins : où sont les États ?
Dans ce cas, où sont les pays dans ce marché mondial ?
Aucun État, à proprement parler, ne détient de câbles sous-marins. Ils sont plus à même de soutenir les entreprises privées dans le déploiement des câbles. I
l leur est aussi possible de s’opposer à la construction de câbles, en interdisant leur atterrissage sur les côtes.

L’enjeu pour les États est alors de regagner du poids sur la diffusion de l’information, en soutenant la mise en place de câbles par leurs entreprises nationales.
C’est ce qu’est en train d’établir la Chine avec ses GAFA locaux, les BATX : Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.
En investissant dans le déploiement de câbles entièrement gérés par des entreprises chinoises, le gouvernement a la mainmise sur la transmission de l’information. C’est aussi une stratégie pour l’État afin de soutenir le business intensifié grâce à ces nouvelles routes numériques.

Dans la bataille constante entre les puissances étatiques, les États-Unis détiennent encore un pouvoir important.
Une majorité de nos usages étant connectés à leurs entreprises privées, une grande partie des câbles atterrissent sur les plages américaines.
Cependant, comme évoqué, la Chine et la Russie gagnent du terrain. L’Europe, coincée entre ces puissances, peine à trouver sa place. Jean-Luc Vuillemin, directeur des réseaux internationaux d’Orange explique :
“Les Européens n’ont plus les moyens d’établir un leadership, surtout sur une route aussi compétitive que celle entre l’Europe et les États-Unis.”

À qui ces câbles sous-marins servent-ils ?
Au-delà d’avoir la main sur ces câbles, certains États voient déjà de l’intérêt à simplement être connecté.
Dans l’expansion mondiale d’Internet, n’oublions pas que certaines parties du globe peinent à y avoir accès.
Les continents Africain et Sud-Américain ne jouissent pas d’une grande connexion au réseau Internet mondial. Le déploiement de câbles sous-marins rattachés à leurs côtes est alors une aubaine. Ces infrastructures leur permettent d’offrir une meilleure connexion à leur population mais aussi de développer des commerces de manière internationale.

Géopolitique des câbles sous-marins : quels dangers ?
Nous sommes alors en face d’un numérique dont les infrastructures sont en majorité privatisées.
La possession et le contrôle des câbles de télécommunications par un petit groupe de personnes peuvent poser des problèmes.
Nous sommes tous dépendants de ces infrastructures pour utiliser Internet.

Que faire si ces entreprises décident de “débrancher” un pays ? Ou si un accident provoque cette coupure ?
Plusieurs exemples sont évocateurs.
Dernièrement, en 2019, ce sont les 100 000 habitants des îles Tonga qui ont été coupés du monde deux semaines durant, lorsque le seul câble desservant les îles s’est vu coupé. Si un pays a développé tout un système économique et/ou d’organisation publique via Internet, une simple coupure peut avoir des conséquences importantes sur la stabilité du pays.

Le contrôle des câbles sous-marins par des puissances comme la Chine peut aussi participer à l’ancrage d’une dictature sur leur population. Celle-ci est alors menée avec un Internet filtré, où seules les informations validées par le gouvernement peuvent parvenir jusqu’à la population.

Surveillance et terrorisme : un scénario peu éloigné
Tout comme d’autres transports (maritime, ferroviaire) il est plausible que les câbles de télécommunication soient la cible d’attaques.
En temps de guerre ou de crise mondiale, couper l’accès Internet d’un ennemi est un puissant moyen de pression.
Des actes de sabotage terroristes peuvent aussi se mêler à la partie, par différents groupes. Les intérêts peuvent être multiples, notamment déstabiliser une nation mais aussi surveiller ses communications.
Une puissance pourrait alors couper les câbles d’une autre et rediriger les communications vers un câble surveillé.
Ces scénarios ne sont pas une fiction.
En 2013, Edward Snowden avait déjà révélé que la NSA et les services secrets britanniques surveillaient certains câbles.
La France, elle, se réserve le droit d’intercepter les informations transitant par les câbles « aux seules fins de défense et de promotion des intérêts fondamentaux de la Nation ».
Quant à la Russie, l’augmentation de son trafic naval près de câbles stratégiques pour l’occident ne rassure pas l’Europe et les États-Unis.

Impact environnemental des câbles sous-marins
Après ce tour d’horizon des enjeux géopolitiques, revenons 20 000 lieues sous les mers.
Quels impacts ont ces infrastructures sur l’environnement et les fonds
marins ?
Globalement, l’ensemble du réseau Internet mondial comprend à la fois les câbles sous-marins, les antennes, les câbles sous-terrains et d’autres installations comme les box.
Le réseau est la deuxième plus grande source d’impacts du numérique, après nos appareils. Il est cependant intéressant de relativiser cet impact, quand nous savons que les ¾ des impacts du numérique sont liés à nos appareils.

Installation et contrôle des câbles sous-marins
Néanmoins, l’ensemble des câbles posés dans les profondeurs mesure
1 200 000 kilomètres, soit 32 fois le tour de la Terre.

Une sacrée installation qui demande des équipements (navires, robots, drones…) pour être installée et contrôlée.
Le câble est installé à l’aide de navires câbliers et d’outils creusant le fond marin pour l’ensouiller.
Pour l’écosystème marin et des plages, les câbles restent une faible menace. De nombreux requins sont attirés par les câbles et peuvent les attaquer. Pour autant, aucun animal n’est mort après ces attaques.
Sur les côtes, l’atterrissage des câbles peut coïncider avec des lieux de nidification de certains oiseaux.
Ce fut le cas avec la suspension de l’atterrissage du câble Dunant en mi-mars 2020 pour laisser le Gravelot à collier interrompu faire son nid.

Le contrôle constant demande aussi des moyens maritimes. Un spécialiste des câbles sous-marins explique “si des navires câbliers ne passaient pas leur temps à les réparer, l’Internet mondial serait coupé en quelques mois à peine” (extrait du livre L’enfer numérique, Guillaume Pitron).

Les câbles zombies : une ressource à exploiter
Les regards se tournent aussi vers les câbles zombies, des câbles qui ne sont plus utilisés et qui restent au fond de l’eau.
La plupart des propriétaires les laissent ainsi car il est moins coûteux que de les remonter.
Cependant, composés de cuivre, d’autres métaux et de plastique, ils contiennent des ressources pouvant être recyclées.
Certaines entreprises comme Mertech Marine rachètent les câbles obsolètes aux propriétaires pour les récupérer et les recycler. Un travail titanesque mais nécessaire face à l’épuisement des minerais et autres métaux. Guillaume Pitron explique également dans son livre que des États “pourraient même, un jour, imposer aux copropriétaires de l’ossature du Net l’obligation de nettoyer les fonds marins de leurs cheveux de lumières.”

Les câbles sous-marins : le serpent qui se mord la queue ?
L’augmentation de phénomènes extrêmes liés au changement climatique, comme les ouragans, peut altérer ces infrastructures. Ne serait-ce pas une boucle sans fin ?
La multiplication des câbles ensouillés favorise l’accentuation des usages numériques.
L’intensification des usages demande toujours plus d’infrastructures, d’énergie et d’appareils.

Tout ce processus est un facteur aggravant le dérèglement des climats, lui-même venant affaiblir nos infrastructures réseau (dont les câbles). Bertrand Clesca, expert des systèmes sous-marins, le résume : “on peut établir une analogie avec le réseau routier : plus il croît, plus vous trouvez des voitures dessus. De la même manière, davantage de capacité génère davantage d’appétit pour la capacité.”

Que retenir ?
Sans cette ossature qui tapisse nos fonds marins, vous ne pourriez sûrement pas lire cet article.
Le rôle de ces câbles est central pour le maintien des connexions mondiales. Les enjeux géopolitiques sont énormes, tant pour les intérêts sécuritaires et économiques des puissances que pour garder une position dominante et des moyens de pression sur les relations internationales.
Les inquiétudes environnementales face à l’expansion de ces infrastructures sont légitimes. Pour autant, l’impact environnemental des câbles sous-marins est à rela
tiviser face à celui de nos appareils (fabrication, utilisation et fin de vie comprises).

https://lebondigital.com/cables-sous-marins-quels-enjeux-geopolitiques-et-environnementaux/
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lesscriptoria
lesscriptoria: et non il n'y a pas qu'en france que les prix augmentent, faudra trouver autre chose pour appeler à voter le pen (et pourtant je ne suis pas pro macron, loin de là mais bon un peu d'objectivité quand même dans les prétextes ...


Dans une étude comparant les hausses des prix récentes des produits de grande consommation dans 32 pays d’Europe, depuis le déclenchement de la guerre en Urkraine, Nielsen montre que la France est le pays le mieux loti devant la Suisse, l’Italie et la Belgique. Russie, Ukraine, Norvège, Suède et Turquie en revanche sont frappés de plein fouet.

https://www.lsa-conso.fr/inflation-alimentaire-en-europe-la-france-bien-mieux-lotie-que-ses-voisins,415286


Depuis plusieurs mois, l’envolée des prix se fait sentir pour les consommateurs européens. Et c’est tout particulièrement vrai pour certaines denrées, comme le pain.
Les données publiées par Eurostat le 20 septembre montrent que celui-ci a augmenté de 18 % en moyenne dans l’Union européenne entre août 2021 et août 2022. Or sur les douze mois précédents, cette hausse n’atteignait que
3 %.
C’est en Hongrie que l’augmentation la plus forte est enregistrée (+66 % en août 2022). Sept Etats dont la Lituanie (+33,3 %), l’Estonie (32,2 %) et la Slovaquie (32,2 %) dépassent les 30 % de hausse annuelle.

A l’inverse, la FRANCE affiche la PLUS FAIBLE AUGMENTATION DES 27 Etats membres avec tout de même 8,2 % en 12 mois. Elle devance les Pays-Bas (9,6 %), seul pays également sous la barre des 10 %.

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/inflation-quelle-est-l-augmentation-du-prix-du-pain-en-europe/#:~:text=Les%20donn%C3%A9es%20publi%C3%A9es%20par%20Eurostat,66%20%25%20en%20ao%C3%BBt%202022).


Dans l’Hexagone, le prix de l’électricité évolue d'année en année, notamment sous l’effet de la hausse des taxes sur l’électricité. Les augmentations se suivent depuis plusieurs années, mais depuis automne 2021 une hausse exceptionnelle touche la France et l'Europe. Pour limiter la hausse de la facture d'électricité, le gouvernement a instauré un bouclier tarifaire qui a limité l'évolution du tarif réglementé. Qu'en est-il de nos voisins européens ? Comment les pays survivent-ils à la crise actuelle ?

Si on compare le prix du kWh dans les principaux pays européens, on remarque que l'électricité est en moyenne moins chère en France, avec un prix moyen de 0,195 € TTC contre 0,22 € en moyenne au sein de l'Union européenne (Source : Eurostat, 2021).

Pour autant, la France n'est pas le pays le moins cher d'Europe pour l'électricité, puisque d'autres pays comme la Grèce, la Croatie ou encore les Pays-Bas ont un niveau bien moins élevé. Cela s'explique notamment par le poids des taxes, qui représente environ un tiers de la facture des ménages français.
Quand on réalise un comparatif des composantes de prix de l'électricité en Europe, on remarque que c'est le coût du réseau qui pèse le plus dans les factures des Français. En effet, cette brique composait 34 % du prix du kWh d'électricité en 2021, alors que les autres pays avoisinent les 20 %.
Quant aux taxes et contributions, elles représentent environ 41 % du prix total de l'électricité (dont 7 % seulement pour la TVA, soit l'un des taux les plus bas d'Europe).
Par ailleurs, il n'existe pas encore de taxes en faveur des énergies renouvelables en France, alors qu'au Portugal, par exemple, cela représente 20 % du tarif moyen.

Il est également intéressant de comparer les prix de l'électricité sur les marchés de gros dans les principaux pays européens. Ces marchés semblables à des bourses évoluent chaque jour et chaque heure en fonction de l'offre et de la demande.
Depuis le début de la crise de l'énergie amorcée à l'automne 2021, les prix se sont envolés sur ces marchés, atteignant jusqu'à 600 % de plus que le niveau constaté un an auparavant (en savoir plus sur l'augmentation des prix de l'énergie en 2021-2022).

Cette période a accentué les disparités entre les pays européens puisque les plus dépendants au gaz russe sont les plus impactés par la hausse des prix. En Espagne, par exemple, où l'Algérie est le premier importateur de gaz, le prix de l'électricité n'a pas augmenté autant qu'en France ou en Allemagne. En effet, le gaz impacte directement le prix de l'électricité puisqu'il sert en partie à la produire.


Pourquoi le prix de l'électricité est-il encore relativement bon marché en France ?
Des coûts de production peu élevés : les avantages de l'énergie nucléaire
Le prix de l’électricité dépend, en grande partie, du coût des différents combustibles et des équipements mis en œuvre. Chaque pays utilise dans des proportions différentes les énergies – c’est ce qu’on appelle le bouquet énergétique. Très différent d’un pays à l’autre, il est dominé à plus de 80% par les énergies fossiles dans le monde.

Dans l’Union européenne, la France se distingue fortement de ses voisins par l’originalité de son bouquet énergétique. La production d’électricité dans l’Hexagone est, en effet, dominée par l’énergie nucléaire – qui représente près des trois quarts de la production totale.
Cette prépondérance de l’énergie nucléaire est le fruit de choix stratégiques passés (développement de l’hydroélectricité puis du nucléaire). Ceux-ci ont permis à la France de disposer d’une électricité compétitive, peu carbonée et ont participé à renforcer l’indépendance énergétique du pays. En tout, ce sont 19 centrales nucléaires et 58 réacteurs qui sont aujourd’hui installés dans l’Hexagone.
À noter que la part du nucléaire dans le mix électrique français sera rapportée à 50 % d'ici à 2025, dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte.
Bien que décriée, l’énergie nucléaire présente un avantage majeur : son coût de production garantit un prix de l’électricité peu élevé par rapport à nos voisins européens. Selon les données publiées par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), le coût de production de l'énergie nucléaire est entre 59,8 € et 109 € par MWh selon l'ancienneté de la centrale.

En ce qui concerne les énergies renouvelables, seule l’énergie hydraulique a représenté un coût de production moins important que celui du nucléaire : de 15 à 20 €/MWh. Cela s'explique par le fait que les coûts de construction - colossaux - des barrages ont été amortis depuis longtemps.
À titre de comparaison, l’éolien terrestre a représenté un coût de 90 €/MWh, l’éolien offshore (moins visible) autour de 200 €/MWh et le photovoltaïque baisse fortement puisqu'il a presque été divisé par deux en cinq ans pour passer à 142 € le MWh. Enfin, le coût de production de l’énergie thermique s’élève à 70 ou 100 €/MWh selon le procédé utilisé (gaz, charbon, fioul).

La part du nucléaire dans la production d’électricité française contribue aux bons résultats de la France concernant les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Le prix de l’électricité nucléaire, moins sensible aux variations des prix des énergies fossiles, permet également une meilleure stabilité sur le long terme.

La comparaison des prix de l'électricité entre France et Allemagne
Si l’Allemagne fait souvent office d’élève modèle en Europe, les ménages outre-Rhin paient des factures bien plus élevées que chez nous, avec une différence d'environ 75 % !
Et pour cause, les Allemands paient au prix fort la « Energiewende » - ou transition énergétique en français -, mise en œuvre à partir du début des années 2000 et accélérée suite à la catastrophe de Fukushima, qui a fait la part belle aux énergies fossiles et renouvelables.
Le modèle énergétique allemand est en effet caractérisé par une part assez importante des énergies fossiles : en 2020, elles représentaient 44% de la production totale d’électricité contre 45% pour les énergies renouvelables et 11% pour l’énergie nucléaire (source : IEA, production d'électricité par source en Allemagne).

En comparaison, en France, l'énergie nucléaire représentait 66 % de la production d'électricité en 2020 (source : IEA, production d'électricité par source en France) et les énergies fossiles seulement 9 %.

En outre, les taxes sur l’électricité sont beaucoup plus élevées outre-Rhin (cf. graphique plus haut), notamment en raison des contributions pour le financement des énergies renouvelables.
Une taxe « écologique » vise ainsi les ménages allemands à modérer leur consommation d’électricité.
C’est que le gouvernement allemand a fait le choix de porter l’essentiel de l’effort lié à la transition énergétique sur les particuliers, en vue de maintenir la compétitivité des entreprises.

Évolution du prix de l'électricité en Europe
L'augmentation du prix de l'électricité en France s'inscrit dans un contexte européen de hausse du prix de l'électricité, sous l'effet de l'introduction des énergies vertes, de la progression des coûts de l'énergie nucléaire, de la hausse du coût des produits pétroliers et gaziers. Depuis l'automne 2021, cette augmentation est bien plus importante et atteint des records en France et en Europe.

https://selectra.info/energie/electricite/prix/europe

Ce dernier article est cependant, comme pour tout article, à croiser avec d'autres sources - il reste néanmoins intéressant.
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lesscriptoria: ce commentaire va avec ce que dit franck lepage depuis x années, ils ont vu un vrai filon avec la privation du marché éducatif (la privativation rapport ocde dit

"les perspectives de profit pour les investisseurs institutionnels (les assurances, les fonds de pension américains, les banques, ... ) sur le marché éducatif sont de l'ordre de 1 à 7 "
(c'est à dire 7 euros ramassés pour 1 euro investi, quand elles ne sont que de 1 à 2 sur le marché de la construction automobile)

écouter et réécouter franck lepage : Le système scolaire de Franck Lepage



commentaire : Flou Bidou - il y a 2 semaines
Privatiser un maximum de services publics est dans l'ADN du néolibéralisme.
La pénurie de prof est soigneusement orchestrée par les néolibéraux, pour l'éviter il aurait tout simplement suffit de revaloriser fortement le salaire parmi les plus bas de l'OCDE de nos enseignants pour rendre le métier attractif. Mais cette pénurie permet de recruter des profs qui ne sont pas au niveau (qui n'ont pas réussi le concours, ou qui sont des contractuels souvent sans formation) afin de diviser le corps enseignant pour affaiblir sa résistance lors de sa prochaine privatisation progressive, et pour pousser l'école à dysfonctionner toujours plus pour justifier cette privatisation à venir. C'est maintenant qu'il faut agir pour sauver ce précieux service public dont chacun d'entre nous bénéficie.


De façon, plus légère : À la recherche des profs - Le Moment Meurice
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lesscriptoria: Le prince Andrew, le deuxième fils de la reine Elizabeth II d'Angleterre, a trouvé un accord financier avec l'Américaine Virginia Giuffre, qui l'accusait de l'avoir agressée sexuellement en 2001 lorsqu'elle était adolescente, a révélé, mardi, un document judiciaire.

Un accord financier a été conclu entre le prince Andrew et Virginia Giuffre, qui l’accuse d’agressions sexuelles. Le deuxième fils de la reine Elizabeth II d'Angleterre va faire un "don important" à l'association de soutien aux victimes de violences sexuelles pilotée par son accusatrice américaine, ont affirmé, mardi 15 février, les avocats de la plaignante dans un document judiciaire

https://www.france24.com/fr/europe/20220215-accusation-d-agressions-sexuelles-le-prince-andrew-conclut-un-accord-avec-virginia-giuffre
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lesscriptoria: Les Windsor : comment la famille royale a renié ses origines allemandes

https://www.geo.fr/histoire/les-windsor-comment-la-famille-royale-a-renie-ses-origines-allemandes-203924
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lesscriptoria: Royaume-Uni : le fléau de l'esclavage moderne

https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/royaume-uni-le-fleau-de-l-esclavage-moderne_2574458.html
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lesscriptoria: Lors de sa visite de trois jours en Inde (18-21 février 2013) à la tête d’une importante délégation d’hommes d’affaires, le Premier ministre britannique David Cameron a évoqué à plusieurs reprises l’importance des relations bilatérales entre les deux pays, ainsi que leurs liens historiques.

Ses propos ont suscité un commentaire cinglant de la part du chroniqueur indien Bhaskar Menon, qui couvre depuis plus de quatre décennies les affaires internationales, en particulier depuis les Nations Unies à New York.

Il proposait le 21 février sur son blog que si Cameron voulait améliorer les relations, il devrait commencer par reconnaître les atrocités que l’empire britannique a commis en Inde, et ailleurs, depuis l’époque de l’empire britannique.

Voici des extraits de son article, qui recoupe à plusieurs égards notre analyse de l’empire financier de la City de Londres.

La Grande-Bretagne a maintenu ses intérêts impériaux dans la région et au niveau international même sans l’appareil du colonialisme.
Ceci a été accompli grâce au maintien du contrôle sur le trafic illicite de stupéfiants, que la Grande-Bretagne fut la première à lancer au XVIIIe siècle en exportant de l’opium indien vers la Chine.

« En Asie du Sud, le contrôle du trafic de drogue est passé par l’ISI, le service d’espionnage pakistanais notoire établi en 1948 par un officier servant dans l’Armée britannique, ainsi que le parrainage d’al-Qaïda et des Talibans.

Ensemble, ils ont fait en sorte que l’Afghanistan reste un repère de voyous sans foi ni loi, préalable à la production de l’opium ; le pays fournit désormais plus de 90 % de l’approvisionnement illicite mondial.

« Là où la Grande-Bretagne ne dispose pas du contrôle opérationnel du trafic de drogue, par exemple en Amérique latine, elle fournit des mécanismes de blanchissage de l’argent.

L’année dernière, les autorités américaines ont infligé une amende de 1,98 milliard de dollars à HSBC, la plus grande banque britannique, après que les enquêteurs ont découvert qu’elle avait recyclé, aux Etats-Unis, des milliards de dollars d’argent de la drogue en provenance du Mexique.

L’amende n’a pas eu le moindre impact sur le cours des actions de la banque, parce que les investisseurs sont au courant de la source principale de ses profits depuis que la société a été créée par des trafiquants au cours des "guerres de l’opium" menées par la Grande-Bretagne au XIXe siècle pour faire entrer la drogue en Chine par la force.

« Le système international de blanchissage d’argent mis en place par la Grande-Bretagne au fur et à mesure de la perte de ses colonies est et demeure l’élément essentiel de son nouvel Empire.

Il consiste en une chaîne de paradis fiscaux à travers le monde, avec Londres comme plaque tournante.

Le système couvre actuellement les besoins de toutes sortes de criminels, allant des fraudeurs fiscaux richissimes et des top managers dissimulant les recettes provenant de la manipulation des prix sur les marchés, jusqu’aux mafiosi se livrant au crime organisé ordinaire.

« Le système de paradis fiscal blanchit quelque 2000 milliards de dollars par an, qui entrent ainsi dans l’économie mondiale légitime.

Selon un récent rapport de Global Financial Integrity, une ONG de Washington D.C. dirigée par un ancien économiste de la Banque mondiale, ce système a également dépouillé les pays pauvres d’environ 6000 milliards de dollars au cours de la dernière décennie.

L’addition des estimations faites par nombre d’experts met le total des actifs illicites dans les paradis fiscaux à quelque 30 000 milliards, soit le double du PIB des Etats-Unis.

« Cette somme massive d’argent est à l’origine des hedge funds armés de milliards de dollars, qui ont fait des mécanismes du marché libre un simulacre, notamment les marchés de matières premières. » (...)

Compte tenu de ce système, commente Menon, la tentative de David Cameron de faire ouvrir le secteur financier indien aux investissements britanniques revient à
« une invitation au suicide national ».

En revanche, poursuit-il, le chef du gouvernement britannique ferait bien de ne plus couvrir les crimes de son pays :

« En Afrique, en Asie et dans les Amériques, aucune nation n’a pratiqué une oppression raciale aussi forte.

La Grande-Bretagne fut de loin le principal trafiquant d’esclaves d’Afrique et le principal transporteur de travailleurs asservis d’Asie.

Elle a tué par la famine, par l’épée et par le feu plus de gens que Genghis Khan, Attila le Hun, Hitler ou Staline.

En défense de ses intérêts impériaux, elle a précipité deux guerres mondiales et préside actuellement à un empire du crime qui dépouille les pays les plus pauvres de la richesse qu’ils ont durement gagnée.

A l’époque de l’Empire et aujourd’hui, la perfidie reste une constante des relations internationales de la Grande-Bretagne. »
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lesscriptoria: Mort d'Elizabeth II :

tout le monde ne pleure pas la reine en Afrique

Le décès de la monarque ravive un débat sensible sur le passé colonial en Afrique anglophone, notamment sur le rôle de la reine comme chef d'Etat durant la domination britannique.

Du Kenya au Nigeria, en passant par l'Afrique du Sud, la mort de la reine Elizabeth II a suscité une avalanche de condoléances des chefs d'Etat africains louant une dirigeante "extraordinaire" et partageant les souvenirs de ses fréquentes visites sur le continent en 70 ans de règne. Mais le décès de la monarque a également ravivé un débat sensible sur le passé colonial en Afrique anglophone, notamment sur le rôle de la reine comme chef d'Etat durant la domination britannique.

Empire britannique
A la naissance d'Elizabeth en 1926, l'Empire britannique (lien en anglais) s'étendait sur six continents. Au cours de son règne, qui a commencé en 1952, la plupart des pays parmi les 56 qui composent le Commonwealth, ont obtenu leur indépendance, dont beaucoup de nations du continent africain comme le Ghana, le Kenya ou le Nigeria. Sa mort survient à un moment où les pays européens sont sous pression pour assumer leur histoire coloniale, expier les crimes du passé et restituer les objets africains volés conservés pendant des années dans les musées de Londres ou de Paris.

Révolte des Mau Mau
Le président nigérian Muhammadu Buhari et le président kényan Uhuru Kenyatta ont été parmi ceux qui ont exprimé leurs condoléances pour la perte d'une "icône", mais de nombreux Africains ont aussi évoqué les tragédies de l'époque coloniale de son règne. Comme au Kenya, où la révolte des Mau Mau, qui s'est déroulée de 1952 à 1960 contre la domination coloniale, a fait au moins 10 000 morts dans l'une des répressions les plus sanglantes de l'empire britannique. La Grande-Bretagne a accepté en 2013, soit plus d'un demi-siècle après, d'indemniser plus de 5 000 Kényans qui avaient subi d'horribles sévices pendant la révolte, dans le cadre d'un accord portant sur près de 20 millions de livres (23 millions d'euros).

Guerre du Biafra
"La Reine laisse un héritage mitigé de la répression brutale des Kényans dans leur propre pays et des relations mutuellement bénéfiques", a écrit The Daily Nation (lien en anglais), le principal journal du Kenya, dans un éditorial du week-end. Elizabeth était en visite au Kenya en 1952 lorsque son père est mort et qu'elle est devenue reine. "Ce qui a suivi a été un chapitre sanglant de l'histoire du Kenya, avec des atrocités commises contre un peuple dont le seul péché était de réclamer l'indépendance."

Au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, le président Muhammadu Buhari a rendu honneur à la monarque, déclarant que l'histoire de son pays "ne sera jamais complète sans un chapitre sur la reine Elizabeth II". Si certains ont loué le rôle qu'elle a joué jusqu'à l'indépendance du Nigeria, d'autres ont souligné qu'elle était chef d'Etat lorsque la Grande-Bretagne a soutenu l'armée nigériane pendant la guerre civile du pays. Plus d'un million de personnes sont mortes pendant la guerre du Biafra, entre 1967 et 1970, principalement de faim et de maladie, pendant le conflit qui a suivi la déclaration d'indépendance des officiers de l'ethnie igbo dans le sud-est du pays.

"Si quelqu'un s'attend à ce que j'exprime autre chose que du mépris pour le monarque qui a supervisé un gouvernement qui a soutenu le génocide qui a massacré et déplacé la moitié de ma famille (...) vous rêvez", a déclaré Uju Anya, universitaire américaine d'origine nigériane sur Twitter, déclenchant un vif débat sur les réseaux sociaux.

"Nous ne pleurons pas la mort d'Elizabeth"
En Afrique du Sud, les réactions sont également partagées, entre le président Cyril Ramaphosa qui a déploré le décès d'une figure "extraordinaire", et une partie de la jeunesse qui refuse de la célébrer. Comme le parti de la gauche radicale sud-africaine, les Combattants pour la liberté économique (EFF), qui écrit dans un communiqué: "Nous ne pleurons pas la mort d'Elizabeth, car pour nous sa mort est le rappel d'une période très tragique de l'histoire de ce pays et de l'Afrique". "Durant ses 70 ans de règne, elle n'a jamais reconnu les atrocités que sa famille a infligé aux peuples que la Grande Bretagne a envahi à travers le monde", a ajouté le parti, faisant référence notamment au commerce des esclaves et au colonialisme.

"Théatre absurde"

Mukoma Wa Ngugi, fils de l'écrivain kényan de renommée mondiale Ngugi wa Thiong'o et lui-même romancier ainsi que professeur à l'université Cornell, a également remis en question l'héritage de la reine en Afrique.

"Si la reine s'était excusée pour l'esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme et avait exhorté la couronne à offrir des réparations pour les millions de vies prises en son/leur nom, alors peut-être que je (...) me sentirais mal", écrit-il sur Twitter. "En tant que Kényan, je ne ressens rien. Ce théâtre est absurde".


https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/politique-africaine/mort-d-elizabeth-ii-tout-le-monde-ne-pleure-pas-la-reine-en-afrique_5358358.html
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lesscriptoria: Élizabeth II Souveraine mondiale des paradis fiscaux

La reine d’Angleterre, monarque officielle dans nombre de paradis fiscaux, s’est retrouvée au cœur du scandale des Paradise Papers. Une part de sa fortune a même alimenté la très controversée chaîne BrightHouse, via un placement aux îles Caïmans.

Vivre comme une reine aux frais du contribuable britannique ne suffit pas.

Élisabeth II, pourtant très soucieuse de son image, place aussi des millions de livres sterling dans des paradis fiscaux.

Fin 2017, l’enquête sur les Paradise Papers a montré que la reine d’Angleterre avait planqué 11,3 millions d’euros aux îles Caïmans et aux Bermudes.

l faut croire que la souveraine, qui n’a consenti à s’acquitter de l’impôt sur le revenu qu’à partir de 1993 – sa popularité était alors en berne –, n’apprécie pas trop de reverser à la Couronne…

Ses investissements dans les îles Caïmans lui permettent en effet d’échapper en partie à la fiscalité britannique.

S’ils ne sont pas a priori illégaux, ces transferts ont tout de même choqué l'opinion publique britannique.

et aussi :

https://www.radiofrance.fr/franceinter/l-affaire-des-avoirs-d-elizabeth-ii-secoue-les-britanniques-4575516

https://www.leparisien.fr/economie/paradise-papers-un-nouveau-scandale-d-evasion-fiscale-qui-eclabousse-elizabeth-ii-05-11-2017-7374492.php

https://www.francetvinfo.fr/economie/impots/paradis-fiscaux/royaume-uni-les-paradise-papers-eclaboussent-la-reine_2454774.html

https://www.lemonde.fr/paradise-papers/article/2017/11/05/revelations-sur-les-placements-secrets-de-la-reine-d-angleterre-aux-iles-caimans_5210542_5209585.html
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lesscriptoria: https://www.arte.tv/fr/videos/108435-000-A/royaume-uni-la-pauvrete-explose/

https://www.latribune.fr/economie/international/le-prix-de-l-electricite-pourrait-faire-plonger-des-millions-de-britanniques-dans-la-pauvrete-energetique-928617.html

https://actualite.housseniawriting.com/politique-et-geopolitique/2022/04/29/royaume-uni-une-etrange-pauvrete-dans-le-commonwealth/33200/
La crise d’inégalité et de pauvreté qui frappe actuellement le Royaume-Uni est d’autant plus étrange que son Commonwealth possède un potentiel plus grand que les Routes de la Soie. Mais manque de vision ou médiocrité des élites britanniques, cette grande organisation est laissée à l’abandon.
« Je ne veux pas de ces légumes, car je n’ai pas de quoi les faire cuire à la maison« . C’est le genre de phrase qu’entendent souvent les bénévoles dans les banques alimentaires au Royaume-Uni.

La pauvreté touche 14,5 millions de britanniques, soit 21 % de la population. Il est difficile d’imaginer que des personnes sont tellement pauvres qu’elles doivent refuser de la nourriture parce qu’elles ne peuvent pas se payer l’électricité ou le gaz pour les cuisiner. On dirait une scène d’un roman de Charles Dickens quand il décrivait la pauvreté de l’Angleterre dans les années 1800.

Et pourtant, le Royaume-Uni vit une crise d’inégalité et de pauvreté croissante depuis plusieurs années. L’inflation atteint les 7 % en mars 2022. Les factures d’énergie ont augmenté de 54 % et le carburant a monté de 39 % tandis que les impots ont subi une hausse comme on n’en jamais vu en plus de 70 ans. Le gouvernement de Boris Johnson tente de trouver des remèdes. Ainsi, il a augmenté le salaire minimum de 6,6 % en avril 2022, mais c’est encore largement en dessous des 7 % de l’inflation. De plus, le calcul de l’inflation au Royaume-Uni est aussi moisi que dans les autres pays, une moyenne factice sans refléter la vraie hausse des prix
.
Plusieurs causes expliquent cette pauvreté des britanniques et la première, souvent cachée, possède un joli drapeau bleu aux étoiles d’or. Même si des commentateurs bêtes et méchants mettent tout sur le dos des russes ou du covid, la vraie raison a été l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union Européenne. Les multiples politiques d’austérité imposées aux britanniques ont détruit leur système de santé, fracassé leur compétitivité économique et éviscéré leur industrie. Et cela a aussi provoqué un véritable génocide sur le plan médical.

En 2017, une étude a montré que les politiques d’austérité du Royaume-Uni dans le secteur médical avait provoqué 120 000 morts en plus entre 2010 et 2014, faute de soignants, de suppressions de lits d’hôpitaux ainsi que les fermetures de nombreux caisses de maladie. Et les auteurs disaient que sans une injection massive de cash dans le système, il y aurait 150 000 morts de plus de 2015 à 2020. On peut penser qu’à cause de la « fabuleuse » année 2020, le nombre de morts en plus soit bien plus élevé à cause des interventions médicales déprogrammées, des lits réquisitionnés pour traiter les patients du covid et toutes les folies outrancières pour combattre le virus.

On ne peut pas tout mettre sur le dos de Bojo, car il n’a pris le pouvoir que depuis 2 ans, car jusqu’en 2020, il s’est battu pour négocier le Brexit. Et quand on voit les anciennes élites britanniques, alors on a envie de vomir à cause de leur hypocrisie. Ainsi, David Cameron s’est fendu d’une photo où il est fier de dire qu’il travaille bénévolement dans une banque alimentaire depuis 2 ans. Le même David Cameron qui a suivi aveuglément les directives de l’Union européenne pendant des années, s’est prosterné devant le diktat et a imposé des austérités dignes d’une période de guerre pendant son mandat. Aujourd’hui, le même Cameron est fier de dire qu’il aide les pauvres qu’il a créé à la base.
Cependant chez les anglo-saxons et leur logique protestante, c’est normal que l’Etat soit cantonné à son service minimum et qu’on compense en faisant l’aumône.
La place de David Cameron n’est pas dans une banque alimentaire, mais au bout d’une corde vu les crimes qu’il a commis contre son propre peuple.
On peut aussi dresser le gibet pour Jeremy Corbyn du parti travailliste, antisémite notoire et européiste à en crever, qui ose venir nous dire que le gouvernement de Bojo est déconnecté des réalités du peuple. Le même Corbyn qui a fait capoter le Brexit plusieurs fois et qui n’a pas manqué de trahir son pays à de nombreuses reprises. Mais il est normal que ces élites pourries sortent du bois maintenant. Autrefois, ils ne pouvaient pas parler de la pauvreté au Royaume-Uni, car si on cherchait la source, alors on trouvait les directives européennes parmi le premier responsable. Maintenant que le Brexit est fait, alors on peut sortir toutes les causes sociales du tiroir et mettre tout sur le dos du gouvernement de Boris Johnson. Cela permet de se laver les mains en toute impunité. Ponce Pilate a fait beaucoup de progénitures !

Cependant, les élites britanniques actuelles méritent aussi des tomates pourries. Ainsi, le nom de Rishi Sunak revient régulièrement dans les médias. C’est le chancelier de l’Echiquier qui est l’équivalent du Ministre des finances. Pour contrer la hausse des factures énergétiques, il a fourni une subvention de 200 livres sterling. Deux petits problèmes, la hausse de la facture est de 700 euros par an et surtout, cette subvention est un prêt qu’il faudra rembourser dans 5 ans.

Mais surtout le comportement des politiciens britanniques est décalé et indécent par rapport à la réalité des petits gens. Ainsi, le même Rishi Sunak, qui est un multi-millionnaire, n’a pas eu de problème à se faire construire un manoir avec une piscine de 2 millions de livres sterling dans le Yorkshire. Et rien que pour chauffer la piscine, cela lui coutera 13 000 livres sterling par an, soit 6 fois le budget de chauffage d’une famille entière pendant 1 an.

Ce n’est pas fini. Jusqu’à l’année dernière, Rishi Sunak détenait une carte verte américaine ce qui permettait à sa femme d’être domicilié aux Etats-Unis et donc, de pratiquer partiellement l’évasion fiscale.
Un ministre des finances qui fait de l’évasion fiscale, il n’y a pas qu’en France qu’on voit ce type d’incongruité.
Etc


https://www.forbes.fr/business/mort-delizabeth-ii-la-fortune-que-la-reine-legue-en-heritage-a-charles-iii/#:~:text=Sa%20valeur%20est%20estim%C3%A9e%20%C3%A0,millions%20de%20livres%20en%202021.

Mort d'Elizabeth II : La fortune que la Reine lègue en héritage à Charles III frôle les 30 milliards - Forbes France



je n'ai rien d'autre à ajouter ....
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Missstaraking
Missstaraking: Il y a confusion entre le patrimoine en propre de la Reine et ce dont elle n’a que la jouissance. Ses châteaux, ses bijoux, ses toiles de maître appartiennent au royaume, pas au roi ou à la reine.
J’ajoute que la monarchie rapporte bien plus qu’elle ne coûte.
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lesscriptoria
lesscriptoria: ben elle jouissait quand même d'une immense fortune - https://www.france24.com/fr/europe/20220909-l-immense-fortune-de-la-reine-elizabeth-ii-ch%C3%A2teaux-joyaux-chevaux-paradis-fiscaux "En 70 ans de règne, la reine Elizabeth II a accumulé une fortune personnelle estimée à 370 millions de livres, selon le Sunday Times. Une partie de cette somme colossale est connue et gérée par le gouvernement, mais une autre reste privée.
La souveraine bénéficiait d'un train de vie royal pris en charge par le contribuable britannique. Mais ses proches et elle bénéficiaient aussi des revenus du gigantesque patrimoine privé, dont les détails ne sont pas totalement connus.
L'allocation souveraine
Les dépenses liées aux activités officielles de représentation de la reine ou des membres de sa famille viennent d'une allocation annuelle ("sovereign grant" du Trésor public, qui a atteint 86 millions de livres pour 2021-2022 (99 millions d'euros), dont une rallonge accordée pendant dix ans pour la rénovation de Buckingham Palace (34 millions de livres au titre de 2021-2022).
En outre, l'allocation correspond également à 15 % des bénéfices du patrimoine de la Couronne britannique, un immense parc de foncier, immobilier, licences de parcs d'éoliennes, entre autres. Les recettes de ce patrimoine sont restituées par la reine au Trésor public depuis un acte de loi de 1760.
L'allocation souveraine sert, notamment, à rémunérer plus de 500 employés des Windsor.

Revenus personnels
La bourse privée ("privy purse" désigne les revenus privés de la reine. Ils proviennent des recettes de quelque 650 millions de livres d'actifs (terrains, titres financiers...) du Duché de Lancaster, propriété de la royauté depuis le Moyen-Âge.

Il comprend quelque 315 biens immobiliers résidentiels, des propriétés commerciales haut de gamme, et des milliers d'hectares de terrains agricoles.

Les revenus de ce patrimoine colossal se sont élevés pour la dernière année fiscale à environ 24 millions de livres, que la reine distribue en partie à ses proches. Une fraction de cet argent est redistribué à ses enfants. Sauf Andrew, en disgrâce à cause de ses liens avec le financier inculpé pour crimes sexuels et pédophiles Jeffrey Epstein, qui ne devrait plus recevoir autant depuis qu'il s'est mis en retrait de la monarchie.

"La reine utilise aussi cet argent pour ses frais d'entretien des propriétés de Balmoral et Sandringham, deux résidences privées très coûteuses", mais dont elle est propriétaire, relève David McClure, auteur de "The Queen's True worth", un livre sur les finances de la Couronne.

Ces revenus privés sont taxés tant qu'ils ne sont pas utilisés pour des tâches officielles.

Châteaux, joyaux, chevaux... Le château de Balmoral est évalué à 100 millions de livres environ. Tandis que la valeur de son manoir de campagne, Sandringham est estimée à 50 millions.

Certains éléments de la collection royale appartiennent également à la reine en privé, comme une collection de timbres démarrée par le roi George V.

La reine Elizabeth avait aussi une passion bien connue pour les chevaux, et son écurie personnelle lui a rapporté à travers les années plus de 7 millions de livres, selon le site hippique myracing.com.

Les célèbres joyaux de la Couronne, évalués à quelque 3 milliards de livres, appartiennent symboliquement à la reine et sont automatiquement transmis au monarque suivant.

- Paradis fiscaux

La fortune de la reine s'est retrouvée éclaboussée par le scandale des Paradise Papers, une enquête sur les pratiques d'optimisation fiscale à grande échelle chez les puissants et les célébrités.

Ces révélations du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), en 2017, affirmaient qu'Elizabeth II disposait, via le Duché de Lancaster, d'une dizaine de millions de livres sterling d'avoirs dans des fonds aux Îles Caïmans et aux Bermudes, des territoires d'outre-mer du Royaume-Uni assimilés à des paradis fiscaux.

Une reine pas si riche
À 370 millions de livres, Elizabeth II arrivait loin dans le classement des grandes fortunes au Royaume-Uni, la "Rich List" du Times, classement qui fait référence et dont la première place revient aux frères Sri et Gopi Hinduja, à la tête d'un conglomérat, pour 28 milliards de livres.

Dans le monde des souverains, elle était bien moins riche par exemple que le roi de Thaïlande, dont la fortune est estimée à 30 milliards de dollars, le sultan de Bruneï (20 milliards) ou le roi Salmane d'Arabie saoudite (5 milliards de dollars, d'après le site celebritynetworth.com).

Avec AFP "

Tout est relatif, effectivement, ça dépend ou l'on met le curseur par rapport au revenu moyen par habitant et par an qui s'élève à 42 130 $, aux revenus les plus bas, à ceux des plus hauts voire à ceux d'autres pays.
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Missstaraking
Missstaraking: De toute façon , encore une fois, la monarchie anglaise rapporte plus qu’elle coûte. En République 1/3 des monuments historiques de notre patrimoine est en grand péril et je ne parle pas des châteaux. Pour ces derniers on est quasiment dans le 100% . Plus aucune grande famille n’a les moyens de les entretenir. Je préfère le modèle anglais. Je préfère un pays avec des parcs et des châteaux entretenus plutôt qu’un pays avec des ronds points et des centres commerciaux
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lesscriptoria
lesscriptoria: https://www.mediapart.fr/journal/international/080922/une-reine-en-glaise-au-service-de-l-establishment

Antoine Perraud - Grand reporter et critique à Télérama (1987 à 2006), animateur et producteur à France Culture (1986 à 2016).
Auteur de documentaires historiques et littéraires.
Contribution au supplément littéraire du quotidien La Croix depuis 2006 et au journal Mediapart

Une reine en glaise au service de l’establishment

La reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, née le 21 avril 1926, a poussé son dernier soupir le 8 septembre 2022 dans son château de Balmoral, en Écosse. Un deuil convenu impose-t-il une nécrologie convenable ?

Réponse.
Longtemps, elle a voulu mourir à 101 ans, comme maman ; au château de Sandringham (Norfolk), comme papa. Un désir de reine n’est pas forcément un ordre : elle s’est éteinte à 96 ans, au château de Balmoral (Écosse). Nobody is perfect. Même Élisabeth II.

La perfection fut pourtant sa prétendue marque de fabrique. Avec elle s’éteint l’art de promener ses chiens l’air de rien, de poser son séant dans un fauteuil tout en se saisissant d’une tasse de thé, de recevoir un bouquet de fleurs la bouche en cœur, de parler pour ne surtout rien dire – en particulier dans la langue de Vincent Auriol, René Coty, Charles de Gaulle, Georges Pompidou et successeurs :
Sa Majesté aura été la dernière parfaite francophone, puisque Charles ânonne le français et que William l’ignore.

Son couronnement, en 1953, fut le premier événement de télévision cérémonielle. Ses funérailles, 69 ans plus tard, consacreront une forme de chapelle ardente planétaire, universelle, cosmique, par la grâce des réseaux sociaux. Elle aura su vivre et mourir avec son temps.

Des cataractes d’hommages convenus (la reine et nous), particuliers (la reine et moi), égocentriques (moi et la reine) s’abattent d’est en ouest et du septentrion au midi. On ne gifle pas un cadavre – contrairement à ce que recommandaient les surréalistes au sujet d’Anatole France en 1924 –, même quand on est républicain. Et même à Mediapart.

Toutefois, il n’est pas interdit de se ménager un minimum de recul critique tandis que le sens commun entonne le thrène.

Et que chaque titre de presse rivalise, histoire d’ajouter son cheval au corbillard de l’auguste défunte.

Il ne s’agit pas pour autant de lancer un « et merde pour la reine d’Angleterre » aussi grossier qu’inapproprié, mais de s’interroger sur une construction totale, sinon une imposture absolue.

N’y eut-il pas, dans les hautes sphères de la seconde moitié du XXe siècle – et de ce premier quart du XXIe –, personnage plus assigné qu’Élisabeth II ?

Ce qui compta toujours, ce n’est pas qui elle fut mais qui nous la crûmes être.
Le temps n’est-il pas venu, au moment où l’on vient de lui fermer les yeux, d’ouvrir un tant soit peu les nôtres ?

La reine n’était pas de marbre mais de glaise : elle fut façonnée, pétrie, de façon que le monde entier la vît comme un rêve de pierre, à la manière de La Beauté selon Baudelaire : « Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ; J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ; Je hais le mouvement qui déplace les lignes, Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris. »

La mystification princeps concerne sa légitimité.
Elle incarnait le bien-fondé, le bon droit, la légalité.
C’était présomptueux.
Elle fut en effet une bien tardive présomptive – ainsi appelle-t-on les personnes désignées pour succéder au souverain et gravir le trône à sa place.

Tout s’est joué en 1936 – année inoubliable avec Mussolini annonçant l’axe Rome-Berlin, l’entrée au Parlement nippon de députés socialistes pour la première fois dans l’histoire de l’Empire du Soleil levant, la Constitution libérale (pour la galerie) de Staline en URSS tandis que les premiers procès de Moscou permettent de trucider Zinoviev et Kamenev, le déclenchement de la guerre d’Espagne, la victoire du Front populaire en France, la grande révolte arabe dans la Palestine mandataire, la réélection de Roosevelt aux États-Unis d’Amérique et la mort de deux matadors ibériques d’importance : «Algabeño hijo » (José García Carranza) et
« Bombita » (Ricardo Torres Reina).

Et le Royaume-Uni, dans tout cela ?
Il voyait défiler sous ses yeux meurtris, puis ébahis, trois souverains, en 1936.
George V tirait sa révérence le 20 janvier, laissant le trône à son fils Édouard VIII. Celui-ci abdiquait le 11 décembre, cédant la place à son frère George VI.

Ce fut shakespearien, avec son lot de traîtrises, de cruautés, de pardon impossible, de goût du pouvoir maquillé en sens du devoir et de mauvaise conscience irréfragable flottant d’un château l’autre.
L’épouse du futur George VI, celle qui devait finir à la fin du siècle reine mère adulée pour sa légère excentricité, son goût prononcé pour le gin et sa joie de vivre d’aïeule increvable, Elizabeth Bowes-Lyon (1900-2002), s’avéra en 1936 teigne arachnéenne.
Elle complota avec l’archevêque de Canterbury d’alors, Cosmo Lang, invité à passer quelques jours d’été à Balmoral pour aiguiser les couteaux : il s’agissait de bouter hors du trône Édouard VIII, qui menaçait d’épouser une Américaine multi-divorcée, Wallis Simpson.
Une fois déposé, ce couple maudit, qui n’aura jamais d’enfants – à même de contester leurs droits à la lignée cadette –, vécut en France où il versa vaillamment dans une vie de glandeur mondain.
Mais l’ombre d’Édouard, au moins jusqu’à sa mort en 1972, plana sur Buckingham, à la manière du roi Duncan assassiné dans la tragédie de Macbeth, où une reine installée après le meurtre lutte contre les signes sanglants de son illégitimité
scélérate : « Va-t’en, maudite tache… » (« Out, damned spot ! ».

Tout le long règne d’Élisabeth II aura consisté à effacer la tache originelle de sa montée sur le trône, présentée comme imprévue mais relevant d’un complot largement passé sous silence outre-Manche : il n’était pas question que l’icône vacillât.

La légende voulut de surcroît qu’Édouard VIII fût escamoté en raison de ses sympathies, avérées, pour le régime nazi en général et Adolf Hitler en particulier.

Mais il n’y avait pas plus poreuse à l’idéologie du national-socialisme que la famille royale britannique.
Une photographie de la future reine Élisabeth II en train de faire le salut nazi, en 1933, guidée par son oncle Édouard alors prince de Galles, apparaît en miroir du déguisement hitlérien, avec svastika réglementaire, que le jeune prince Harry allait arborer en soirée quelque soixante-dix ans plus tard.

Chez les Windsor : nazi un jour, nazi toujours ?...

L’origine non seulement allemande des Windsor (anciennement Saxe-Cobourg et Gotha) alliés aux Mountbatten (anciennement Battenberg), mais aussi le tropisme un rien hitlérien d’une partie de la smala – ainsi qu’en témoigne la famille de Philip Mountbatten, l’époux de la reine – n’auront pas empêché ce rétablissement spectaculaire : la royauté britannique symbolise à jamais la lutte contre le nazisme.
Il n’est pas interdit, en France – après avoir fait amende honorable concernant Pétain et les crimes de l’occupation –, de souligner ce paradoxe en forme de retournement habilement négocié de l’histoire…

La défunte Élisabeth II n’était pas à une antinomie près.
Elle présidait, avec des sourires à faire fondre, moult fondations charitables.
Mais sa bienfaisance s’exerçait avec les deniers publics. Il n’y avait guère plus ladre, nonobstant une fortune personnelle astronomique. La reine grippe-sou a du reste enfanté un héritier fesse-mathieu : Charles-Harpagon.
L’avarice est un mérite partagé chez les Windsor.
En revanche, les valeurs familiales, que prônait feu la souveraine en tant que cheffe de l’Église anglicane, ont donné lieu à une explosion de contradictions difficile à celer. Dernier scandale après une sacrée ribambelle qu’il serait fastidieux d’énumérer : le fils préféré, Andrew, pris la main dans les rets du système Epstein.
Le « faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais » porté à son comble horrifique.

Les Windsor, désignés comme « la firme », ont élevé au rang d’industrie de la communication, pendant 70 ans, sous la houlette d’Élisabeth II, ce qui releva longtemps d’une alchimie secrète pratiquée depuis le Moyen Âge dans des laboratoires occultes : transformer la boue en or.

Ne réduisons pas ce beau monde à sa matière originelle, sans pour autant nous éblouir béatement face à tout ce qui brille en conséquence.

L’extraordinaire destin de la reine morte fut d’être si à sa place, alors qu’elle y était si peu. À 96 ans, 4 mois et 18 jours, vient de jouer la fille de l’air, après sept décennies d’un règne passé à se camoufler, se comprimer, se dérober en toutes feintes et sournoiseries, Elizabeth Alexandra Mary.
Saluons là d’un chapeau l’artiste pas dupe pour un sou.
Et que l’on ne voie pas, dans cet article à peine nécrologique et défiant la norme du genre, la seule joie mauvaise d’un Français ravi que le record du règne de Louis XIV, 72 ans, ne soit pas atteint de si tôt…
2 months ago Report Link
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Missstaraking
Missstaraking: Vraiment un torchon ignoble !
La Reine est restée à Londres sous les bombardements. Toute sa vie elle a eu un comportement exemplaire. Article à gerber! Plein de contrevérités! Et de ragots de caniveaux!
2 months ago Report
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lesscriptoria
lesscriptoria: contrevérités pourtant corroborées par des historiens ...
Tara les ragots des magasines tels que Valeurs Actuelles tu les cites comme des vérités (parce que proches de tes idées politiques). Pour ma part, n'étant pas historienne (toi non plus, sauf erreur) , je n'en sais rien. Cet article a au moins le mérite d'avoir un autre point de vue que celui qu'on peut lire dans la presse post décès. Le rédacteur est loin d'être un imbécile il a oeuvré sur des sites sérieux et est bien entendu diplômé. Je veux bien te croire il appuierait trop là où cela fait mal. Il ne dit pas que l'ex Reine a commis des atrocités, il dit que c'était une reine de glaise ...
En tout état de cause, il est incontestable qu'une partie de la famille royale a oeuvré aux cotés d'hitler, les photos, les témoignages historiques le prouvent ! tu as peut etre vu le documentaire dont parle le parisien ? https://www.leparisien.fr/international/la-traitrise-dun-roi-le-passe-nazi-dedouard-viii-oncle-delizabeth-ii-resurgit-au-royaume-uni-27-03-2022-4P7R46N5NJEVZIBUAR4XKDXSSA.php : "le passé nazi d’Edouard VIII, oncle d’Elizabeth II, resurgit au Royaume-Uni : Un documentaire diffusé ce dimanche soir à la télévision anglaise apporte la preuve que l’éphémère roi Edouard VIII a fourni des renseignements au régime nazi au début de la guerre. Notamment des informations destinées à faciliter l’invasion de la France. " Au besoin je te laisse faire des recherches en ouvrant les yeux et les oreilles le plus objectivement possible. Qu'est-ce qu'un comportement exemplaire pour toi ? Peut etre n'avons nous pas la même définition. Bonne soirée bisous
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Missstaraking
Missstaraking: Je ne parle pas de l’oncle de la Reine, c’est un autre sujet. C’est elle dont on célèbre les obsèques et elle n’est plus responsable des errances de son oncle que des soirées de mauvais goût de son petit fils adolescent. C’est ignoble de l’attaquer par ce biais. Elisabeth II était sous les feu de l’actualité toute sa vie durant, sans aucune intimité, et même le pire tabloid n’a rien pu sortir pour la salir. De sa naissance à sa mort, elle a rempli la tâche que Dieu lui avait confié ( il s’agit d’une monarchie de Droit Divin) avec un sens du devoir qui n’a JAMAIS été pris en défaut . C’est assez admirable à mes yeux pour être respectée.
Deux jours avant son départ elle recevait encore le nouveau premier ministre. Selon toi, cela ne mérite pas le respect ?
Alors respecte au moins la mort d’une très vieille dame,à défaut de respecter la mémoire d’une reine.
Dans les familles royales, comme dans les familles ordinaires, pendant la seconde mondiale certains ont été héroïques ( Elisabeth et sa mère) et d’autres ont fait les mauvais choix ( les sœurs du prince Philip mariées à des aristocrates allemands nazis) . C’est facile de juger aujourd’hui puisqu’on sait qui avait raison. Mais à l’époque ? Personne ne peut savoir le choix qu’il aurait fait alors.
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